Notre histoire


Notre fille unique, Fabienne, nous a quittés le 4 Janvier 2002, elle n’avait que 23 ans et nous l’aimions plus que tout.

Notre vie a été désertée de sa présence, plus jamais je ne pourrai passer ma main dans ses cheveux, plus jamais je ne pourrai poser un petit baiser sur le bout de son nez toujours froid, plus jamais je ne ressentirai sous mes lèvres la douceur de sa peau, plus jamais je ne sentirai son odeur, tous ces petits riens de la douceur de la vie terrestre.

Comment dire le désespoir qui nous broie le cœur, cette douleur persistante qui nous empêche de respirer, ce vide sidéral de nos vies, nous sommes littéralement privés de notre substance, nos corps fonctionnent comme des marionnettes qu’une force invisible agiterait… l’effroi habite nos âmes, l’horreur de ces quelques heures où nous avons vu mourir l’être que nous aimions plus que nous mêmes…

Comment faire comprendre que nous n’avons plus d’avenir, puisque notre avenir, notre prolongement c’était Elle, et que Elle partie, notre avenir devient notre passé, ce sentiment est inexplicable à ceux qui ne l’ont pas vécu…

Comment faire comprendre ce terrible sentiment de culpabilité de n’avoir pas pu ou pas su la protéger contre la mort, de n’avoir pas joué à la perfection notre rôle de parents…

Et parce que votre enfant est unique,
Parce que vous êtes unique,
Parce que votre relation était unique
Votre deuil l’est aussi,

Personne ne peux se mettre à votre place, personne n’a le droit de vous dire ce que vous devez dire ou faire, personne n’a le droit de porter un jugement sur votre comportement,  vous êtes seul en face de votre désespoir, en face de la mort qui vous prend l’être aimé, alors que vous auriez sans hésiter donner votre vie pour la sauver.


Alors je vous offre cet espace, un accueil simple et sans fard de votre douleur et de cet amour dont on ne sait plus toujours quoi faire et qui parfois nous étouffe, je vous propose de recueillir vos larmes et de soutenir vos silences.

Pour les différentes raisons évoquées dans les pages suivantes, j’ai acquis la croyance que la vie après la mort continue, que Fabienne est passée sur un autre plan dont nous avons été coupés et sur lequel nous aussi nous reviendrons après notre propre départ, et qu’alors ce seront de formidables retrouvailles, mais ce sont mes convictions, mon expérience acquise au prix de bien des larmes, alors n’ayez pas peur, sauf que vous ayez vous-même envie d’en parler, je n’évoquerai jamais cela avec vous, je serai juste là pour vous écouter, sans conseil et surtout sans jugement, je serai juste là pour vous !